Les silences masculins

2 hommes peuvent en voiture faire 500 km sans dire un mot et tout sera dit. Il faut traîner dans les cafés arabes où tu trouveras des hommes en face de leur café, de leur bière, de leur « baby », silencieux, pensant à de belles amours perdues.

Il faut voir cet homme seul, au parc, en manteau noir, assis, les yeux dans le vague, un maigre pigeon comme compagnon compréhensif. Il faut respecter le silence de l’homme dont l’esprit, lunaire toujours, s’envole, se « décorportarise », par rejoindre un amour d’enfance, une copine de cm2 ou de seconde, un amour perdu. Il faut laisser les cicatrises prendre leur temps, si long, si dur pour tenter vainement d’effacer ce qui ne peut s’effacer.

« Que  fait-on maintenant ? »
« On boit, et on augmente les doses mon fils »

Quand tu fréquente ce genre d’hommes, souvent un taxi algérois qui peut te dire une phrase telle que « J’ai habité l’absence 2 fois », au départ, tu le prends pour un dingue et te dis que son dealer est foutrement bon, et ensuite, l’expérience, la vie, te rappellent que ce foutrement taxi avait algéroisement raison.

A suivre.. ou pas

Z.

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