Les Cerises.

« … cette confiture fait plus confit que confiture tu sais Zoheir. Mais j’aime beaucoup. Elle se mange avec les doigts… »

Pas assez de cerises pour remplir un bocal, faut tremper le majeur et l’index au fond du bocal pour choper un morceau de cerise rouge comme l’Amour et la porter à sa bouche. Sa bouche à elle, puis ma bouche, puis l’embrasser et l’embraser. Envoyer les petites rapidement acheter des merguez, puis la prendre debout, dans la salle de bain, dans le noir, parce qu’elle ne baise jamais à la lumière du jour… Même pas jouir, mais la faire jouir. Pour une fois.. Quasiment 2/3 mois d’abstinence non stop. Entre le confinement, l’incertitude, le ramadan, la libido n’était pas au top. L’a t’elle été un jour depuis 10 ans d’organisation quasiment 7 jours sur 7.

Organiser le festival de la fesse à un rythme aussi intense, aussi fort, de manière aussi continue est bien sûr un défi à la libido de tout homme ou femme normalement constitué.e.

Donc, des cerises au bout des doigts. Et des rêves de reprise au bout du coeur. Le cerveau en ébullition avec tous ces projets à conquérir, à rêver, à écrire. Toujours en partant d’une page blanche. Ah la page blanche. Dévierger de manière soudarde en y prenant un pied énorme, une page blanche et la noircir de projets. Violer en souriant, en toute impunité cet article wordpress vide au départ. Même pas un titre. On emmerde les titres. Cet article ne sera peut être même pas publié. Ou lu si peu. Et ça me va. Cet article est pour moi. Ce dimanche de cerises est aussi égoïste car il permet de coucher des lignes sans queue ni tête. Sans queues, drôle hein ? Une Factory qui perd sa raison d’être en ne recevant aucune jouissance depuis bientôt 3 mois. 3 mois passés à la vitesse de la lumière.

Les premiers à fermer et sûrement les derniers à ouvrir. On a bossé, on a fait semblent d’y croire. Et encore et toujours ces putains de projets.

Les week ends libertins. Budapest et Barcelone nous attendent toujours. Idem pour Florence.

Un dîner ou deux.. Déménager la Factory dans Paris intramuros, développer le traiteur, le traiter justement mieux que je ne l’ai fait à ce jour.

Trouver une solution pour que tous les organisateurs non déclarés se déclarent enfin. Cela ne peut plus durer. On ne peut plus laisser autant d’organisateurs organiser chaque semaine, comme si de rien n’était, à longueur d’année sans qu’ils aient déclaré leur activité. Ce n’est pas être jaloux, ni rabat-joie. C’est être professionnel. Qui accepterait autant de concurrence au black ?

Les demandes de soirées s’accumulent, on en a quasiment jusqu’à Septembre.. On dit oui à tout le monde. Femme et couple.

2 commentaires

  • Tib Reply

    C’est toi la cerise Zoer !
    La cerise sur le quotidien, la cerise sur le mec qui te klaxone quand tu vas pas assez vite, sur la nana qui te snob parceque … bein oui pourquoi au fait ? La cerise sur les greves sncf, sur le corona, sur mon p’tit chef qui se prend pour un grand, etc… sur une vie qui trace …trop vite. Alors Oui la cerise Ca fait du bien ! C’est mon luxe de vie a moi…
    Allez bizz la ceriZe.

  • Didier Reply

    Tu as raison : il faut des règles claires et tenues par tous qui garantissent le sérieux et la sécurité des événements. La difficulté est que cela se fasse par adhésion. Une bonne réputation est le meilleur exemple et garantie de réussite. Continue comme cela!

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