Finalement, finalement

Finalement..
J’aurai dû aller à cette soirée

J’aurai dû aller à cette expo

J’aurai dû ne pas décliner cette invitation.

Et cette femme, qui me proposait de passer une nuit ou une vie avec elle, je sais plus.

Et ce mec, qui m’aimait beaucoup et moi beaucoup moins, qui m’a invité, invité, réinvité jusqu’à se lasser.

Et les potes du foot qu’on n’a jamais fait ? Et cet abonnement au sport, qui sort tous les mois du compte bancaire sans jamais mettre un doigt dans la salle.

Et ma manie de demander des comptes rendus de soirées auxquelles j’étais invité, mais n’y suis pas allé, par flemme, par radinerie, pas espoir de trouver mieux ailleurs. Ces comptes rendus donc que, limite, j’exigeais pour savoir comment s’est passé une soirée.

Et ce club récemment ouvert, qu’on s’était promis de visiter un jour.. Jusqu’au jour où ce club, faute de clients a dû fermer lui aussi.

Bien sur, on ne peut passer sa vie à sortir tous les soirs, on ne peut pas aller dans tous les clubs, toutes les soirées, faut choisir ses combats, ses guerres, mais au fond de nous, on le sait bien, qu’en face, il y avait une offre, il y avait foultitude de soirées, de femmes, hommes et couples qui ne demandaient qu’à nous rencontrer, de clubs qui ne demandaient qu’à nous recevoir et que nous avons préféré passer du temps devant notre écran, chaque soir 7 jours sur 7 et qu’à force de décliner, décliner, ben aujourd’hui y’a quasiment plus rien.

Le covid a bon dos. Qui dit que sans le covid on aurait rencontré cette femme, cet homme, ce couple ? Qui dit qu’on aurait été la voir cette expo ?

Spleen du Solstice d’Hiver.

Laissez un commentaire