Et puis tu cesses d’être gentil

Aveuglé que tu es par toute cette amitié, tout cet amour que tu reçois à longueur de temps, parfois de personnes que tu ne connais même pas. Ayant pris la satané habitude de croire que toutes les femmes, tous les hommes, sont gentils et bienveillants. T’es là, comme un toutou qui attend qu’on lui caresse la tête, qui frétille à l’idée de la revoir, de le revoir. Elle ou lui ne sachant même pas combien d’efforts il t’a fallu pour bien les accueillir, le temps, les sous que cela t’a coûté. La ou le recevoir, le voir, l’aimer avant même qu’il ou elle ait franchi le pas de ta porte. Être prévenant envers elle au point de rendre jalouse toutes les femmes alentours. Être tellement peu exigent, tellement peu demandeur d’amour, d’amitié, de réciprocité, de respect et tu te sens, d’un seul coup lavette. D’un seul coup pigeon. Tu rêves que ce cauchemar s’arrête et que tu te réveilleras, mais non. Non, ce n’est ni un rêve, ni un cauchemar. Juste le résultat logique, implacable de ta gentillesse poussée à l’extrême. De ta connerie sans cesse répétée. Tu n’as que ce que tu mérite au fond. Ce n’est pas la première fois pourtant n’est ce pas.

Et le pire.. Sûrement pas la dernière.

A moins.

A moins, que, le temps passant, te pierrisant le coeur de plus en plus, te flétrissant l’âme et te laisser prendre à ce goût magnifique du cynisme. Être cynique, c’est bien. ça fait moins mal. Tu pourras enfin combattre tes ennemis à armes égales.

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