Déborah se fait surprendre

Une situation qui excite bien des hommes, n’est ce pas ?

Laissez vos commentaires maris heureux.

Z.

« Les Années Folles. C’est le thème de la soirée à laquelle nous sommes invités.

Déborah porte une robe Charleston jaune et courte, assez moulante, il n’y avait plus sa taille dans la boutique mais la robe lui plaisait bien, alors elle l’a choisie un cran en dessous. Ça lui donne un petit côté coquin à la Betty Boop. Le tissu, plaqué sur sa peau, laisse présager ses formes. Ses cheveux sont retenus par un bandeau. Elle est magnifique ! À mon – humble – avis, c’est la plus jolie fille de la soirée. Quant à moi, j’ai choisi l’uniforme bleu horizon d’un soldat de 14-18, un peu chaud pour ce mois de juin.

J’ai eu du mal à le trouver ce petit village de Normandie, caché derrière Rouen. Du coup, on est arrivés avec une heure de retard. La salle des fêtes est envahie par une centaine de convives qui ont joués le jeu, ils sont presque tous déguisés.

Ma tante, qui fête ses soixante ans, s’est donné du mal pour préparer sa soirée. Les murs sont décorés de bouquets de fleurs blanches, dont j’ignore le nom. Une quinzaine de tables, posées sur un parquet fatigué, encerclent un buffet dressé au pied d’une estrade où un groupe de rock local joue des classiques « années 60 », assez éloignés de nos déguisements.

Je croise des têtes connues à qui je souris. J’échange quelques mots avec des amis de la famille que je n’ai pas vus depuis des années. J’avale des hors-d’œuvre, distribués par des serveurs travestis en grooms. J’enchaîne les conversations et les coupes de champagne. Et finalement, j’oublie ma femme, qui a disparu de mon champ de vision.

Elle me fait signe, attablée un peu plus loin. À côté d’elle, un jeune homme, bien de sa personne. Vêtu d’un costume noir croisé, à grosses rayures et épaulettes. Un ersatz d’Al Capone, je présume. Ils bavardent tandis que je les rejoins.

  • — Pierre, je te présente Julien. Je me suis assise là pour lui tenir compagnie. Il avait l’air de s’ennuyer un peu. Il a vingt et un ans et il n’y a que des vieilles de 35 ans, comme moi, pour lui tenir compagnie ! Il est gentil, il fait semblant de s’intéresser à ma conversation ! dit-elle en souriant.
  • — Enchanté Julien.
  • — Moi aussi, monsieur, répond-il avec politesse.

Je dépose mon casque lourd sur la chaise, embrasse ma femme sur le front, lui demande ce qu’elle veut manger et me dirige vers le buffet.

Tout en discutant avec un Saint-cyrien, qui manifestement a confectionné son déguisement lui-même, je fais la queue près des hors-d’œuvre. Déborah est en pleine conversation avec son jeune ami. Elle le trouve séduisant. Ça se voit à la façon dont elle s’esclaffe et pose la main sur son épaule. Je la connais par cœur, ma femme. Un homme, jeune, brun, plutôt musclé. Ça la met tout de suite de bonne humeur. Même si je sais qu’il ne s’agit que d’un jeu de séduction qui n’ira pas bien loin.

Quant à lui, il ne doit pas être insensible aux charmes de mon épouse. Sa robe n’a rien d’outrageant mais laisse deviner ses formes généreuses. Sa lourde poitrine est moulée dans un tissu à paillettes qui dessine parfaitement le galbe et le volume impressionnant de son 95F. Ses jambes sont prisonnières de bas résilles qui ne laissent pas Julien indifférent. Il donne l’impression de ne pas y toucher, mais par moment son regard glisse furtivement sur les cuisses et surtout sur les seins de Déborah.

J’observe la parade nuptiale de loin, sans toutefois ressentir la moindre jalousie. Elle m’a déjà avoué être parfois attirée par les hommes plus jeunes qu’elle. Une sorte de fantasme qu’elle n’assouvira jamais. Sinon ce n’est plus un fantasme. C’est ce qu’elle dit.

Avec mes deux assiettes bien remplies, je regagne ma place. Un ancien copain de jeunesse et son épouse sont déjà attablés à ma droite. Je leur présente Déborah, qui daigne enfin abandonner Julien pour se mêler à notre conversation. Certes, assez peu passionnante pour elle. On ressasse nos vieux souvenirs.

La soirée se déroule. Les plats défilent. Viandes, légumes, fromages. Peu avant le dessert, on baisse les lumières. Commence alors l’inévitable cérémonie : projection de photos de la jeune retraitée, suivie de sketches en son honneur. J’applaudis aux moments opportuns, tout en remerciant le ciel de ne pas avoir été convié à participer au spectacle. Ma tante à l’air très contente de sa soirée. Je vais la féliciter, et reste à sa table un petit moment.

Déborah a réengagé la conversation avec Julien. Leurs sièges se sont rapprochés.

Je m’en rends compte et commence à les surveiller de loin. Elle se penche régulièrement pour lui parler à l’oreille, la sono étant un peu forte. Chaque fois, son sein s’écrase sur l’épaule du garçon, peut-être par inadvertance, mais j’en doute. Une pointe de jalousie me blesse le cœur. Vite cicatrisée par la formidable excitation de voir ma femme flirter et même maintenant, se frotter à ce type de quinze ans plus jeune qu’elle.

Le spectacle est terminé. Place à la danse. On remplit les verres, on pousse les tables et le groupe de musiciens balance le meilleur de son répertoire.

Bientôt, une bonne partie des convives frétille sur le parquet, agglutinés sous une boule à facette au centre de la salle. Des spots multicolores éclairent les silhouettes. Soirée disco au temps de la prohibition ! J’en profite pour aller me chercher un verre.

Le groupe commence à fatiguer. C’est l’heure de souffler les bougies. Ma tante remercie tout le monde sous les applaudissements. Bientôt, une chaîne-stéréo remplace les musiciens. Déborah me rejoint quand démarre une série de slows. Elle est plus belle que jamais avec ses longs cheveux noirs et cette robe qui la rend si attirante. Elle ne porte pas de soutien-gorge, mais le tissu, tellement serré, retient de lui-même la lourdeur de sa poitrine. Ses tétons sont dressés et semblent vouloir percer la soie. Encore un détail qui n’a pas dû échapper à Julien. Elle m’accorde la première danse. Aurait-elle quelque chose à se faire pardonner ? Je ne peux m’empêcher de lui en parler quand elle se colle langoureusement contre moi.

  • — Alors, tu t’es fait un petit copain ?
  • — Tu es bête. Il a vingt et un ans. C’est un étudiant. Tu sais bien que je n’aime que les hommes mûrs, mon chéri ! dit-elle en me pinçant la fesse.
  • — En tout cas, lui il n’a pas l’air insensible à ton charme.

Elle ricane.

  • — Ça c’est vrai. Il m’a dit qu’il n’avait jamais vu une femme de mon âge aussi attirante. Je sais pas comment je dois le prendre !

Le morceau se termine, remplacé par un autre. Je vais inviter ma tante à danser. Déborah va fumer une cigarette à l’extérieur. Dix minutes plus tard, tandis que je retourne m’asseoir, je la retrouve avec Julien. Ils dansent un slow au milieu de la piste. Elle aurait dû tenir son partenaire à distance réglementaire. Mais, non ! Elle est serrée contre lui. Les bras enlacés autour de son cou. Elle bouge à peine, savourant le contact intime de ce corps contre le sien. Quant à lui, une main posée sur la hanche de ma femme, l’autre sur le creux de ses reins, il savoure la situation.

Bientôt sa main glisse négligemment vers ses fesses, elle le laisse faire, alors qu’il a dépassé la limite normalement autorisée. Il lui caresse doucement, d’un geste presque imperceptible, le haut des fesses, sans descendre plus bas. Ce n’est pas l’envie qui doit lui manquer. Pourtant il n’ose pas, de peur de se faire surprendre, j’imagine.

Ma femme doit être excitée. Ses seins sont plaqués sur le torse de Julien, il en discerne certainement la consistance, le volume. La danse devient de plus en plus langoureuse. Il a une jambe glissé entre celles de Déborah. Il bande maintenant. C’est sûr ! Le sexe plaqué sur le bas-ventre de ma femme qui, elle, peut dans cette position, frotter son mont de Vénus contre cette cuisse offerte.

Ce petit manège s’arrête après une dernière rime d’Hervé Vilard. Je suis dans tous mes états, plus du tout jaloux. Seulement très excité.

Déborah veut retourner à la table, boire une coupe et manger une part de gâteau. Je l’accompagne en faisant comme si je n’avais rien remarqué. Sa bonne humeur est communicative. On reste là un moment, à discuter avec un autre couple. Avant qu’elle ne se relève pour aller danser, en me tirant par le bras. Le disco a remplacé les slows.

  • — Non bébé, s’il te plaît, je suis crevé. Va danser toute seule.

Elle n’insiste pas.

  • — D’accord. Mais tant pis pour toi si je fais des rencontres, dit-elle en rigolant et en s’éloignant vers la piste de danse.

Je reprends ma discussion pour un moment. Moment suffisamment long pour que j’en oublie de surveiller ma femme…

oooo0000oooo

Je sors prendre l’air et soulager une envie pressante. Trop de monde en attente devant les toilettes. Dehors, un groupe de fumeurs m’oblige à chercher plus loin un peu de tranquillité.

Devant moi, une route départementale encore assez fréquentée à cette heure tardive. Sur la droite les murs d’une école. À gauche, plus loin, un terrain communal avec en lisière un bosquet d’arbres. Je m’y dirige, un peu de marche me fera du bien.

La pleine lune éclaire mes pas, comme en plein jour. Les odeurs du printemps se mêlent à la brise. Il fait toujours aussi doux, la nuit n’a pas eu d’effet sur la température.

Soudain, je distingue une ombre, au milieu des arbres. En m’approchant, cette ombre prend forme. Deux personnes. Encore quelques pas. Une charge d’adrénaline m’explose au cerveau. Je me cache, comme je peux, derrière une haie proche de la route et plongée dans l’ombre. Cette fois c’est sûr, il s’agit bien de Déborah et Julien !

Le dos appuyé sur le tronc d’un chêne, il a le pantalon et le caleçon baissés jusqu’aux chevilles. Le dos creusé, il tend au maximum, un sexe de taille généreuse. Pendant que ma femme, debout à côté de lui, le masturbe fermement, avec des mouvements assez rapides, l’engin serré entre ses longs doigts. Lui, même si j’ai du mal à discerner son visage, à l’air aux anges. Il l’embrasse à pleine bouche. Des deux mains, il soupèse, caresse, malaxe les deux gros seins libérés de la robe et offerts à la nuit claire.

Je me déplace sans bruit et m’accroupis derrière la haie, à un endroit où ils ne pourront pas me surprendre (de loin, avec mon uniforme de soldat, je dois ressembler à un cinglé qui se croit à la bataille de Verdun).

Je sais ! Ce n’est pas bien de jouer les voyeurs, c’est même sûrement pervers. Toutefois, je ne ressens aucune jalousie. Seulement une excitation poussée à l’extrême. Mon érection me fait presque mal. Le spectacle continue, je n’en perds pas une miette.

Par intermittence, les voitures qui filent sur la nationale éclairent furtivement ma femme et son amant d’un soir.

À présent, elle est à genoux devant lui. Il cherche à se faire sucer, mais elle refuse en tournant le visage et continue à le branler. De l’autre main, elle lui caresse les testicules. Ses seins balancent au rythme du va-et-vient.

Leurs voix se perdent dans la nuit. Mais je sais que Déborah doit accompagner sa caresse de paroles vicieuses. C’est dans ses habitudes, elle adore ça.

Je jette un œil sur la salle des fêtes. Toujours le petit groupe de fumeurs au loin, personne ne s’approche.

Un grognement sourd. Les phares d’un camion projettent une lumière blanche en direction des deux amants. Je vois distinctement le sperme jaillir par saccades. L’éjaculation s’éternise, preuve physique que Julien a été excité toute la soirée par sa rencontre avec ma femme. Déborah secoue sa queue, envoyant du foutre dans toutes les directions, comme si elle cherchait à fertiliser l’étendue du bosquet. Puis, la source enfin tarie, elle se redresse. Je la vois sortir des kleenex de son sac, s’essuyer les mains et réajuster le haut de sa robe, après que Julien lui a attrapé une dernière fois un sein et mordillé le téton. Dernier souvenir de cette poitrine qui l’a rendu fou. Il remonte son pantalon. J’en profite pour filer à l’anglaise. Tel un voleur d’intimité.

Mon cerveau est tendu et mon bas-ventre en ébullition, ou l’inverse, je ne sais plus ! Je regagne la salle.

oooo0000oooo

Je prends la décision de me taire. De toute façon je n’arrive toujours pas à lui en vouloir.

Dans la chambre d’hôtel, la lumière verte d’un néon de pharmacie éclaire la chambre par à-coups et me rappelle les phares illuminant l’infidélité de ma femme.

Elle n’a pas reparlé une seule fois de Julien depuis qu’on a quitté la soirée. Forcément…

Je lui saute dessus à peine la porte claquée. Et je la prends, en levrette, face à la fenêtre ouverte, espérant que quelqu’un verra ses gros seins ballotter sous mes coups de boutoir.

Je vais lui demander de me finir à la main.

Les draps vont s’en souvenir, croyez moi ! »

Revebebe.free.fr N° 14701

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