Suite Ă  l’Ă©vĂ©nĂ©ment organisĂ© pour A. Mardi dernier, elle a souhaitĂ© vous envoyer un petit mail de remerciement. StĂ©phane, Christophe, Mathias, Gildas ainsi que Timani, c’est pour vous.

Oscillant entre allĂ©gresse et peur…folie et culpabilité….mais ce soir…ce soir… je serai une autre femme…

J’ai les mains qui tremblent, le cĹ“ur qui palpite….quelle tenue ? Parfum ou pas ?

Prendre une douche longuement, s’oindre le corps d’huile d’Argan pour avoir la

peau douce… J’ai opté pour une élégance classique…

Vérifier pour la énième fois les messages, pas d’annulation de Z, alors oui, oui,

cela aura vraiment lieu.

Seule, je serai seule…je veux le faire seule…et je le ferai seule….Pas

d’accompagnant…juste moi….moi et mon corps…mon corps et ses imperfections…

Je monte dans le taxi, je suis tremblante, je n’arrive pas à m’exprimer. Je

respire 3 fois, et chuchote l’adresse de Bagnolet….

Non, je ne vais pas être en retard, l’angoisse monte, mon genou me fait mal, ma

jambe tressaute….il faut que je me calme… Le tĂ©lĂ©phone sonne…des messages Ă  n’en plus finir…ma vie, mon autre vie que je

vais oublier le temps d’une parenthèse… On roule sur le pĂ©riph, je ne vois rien du paysage qui dĂ©file…je me concentre…

Les prises, les saisies, on rĂ©pète parfois les enchaĂ®nements…mais lĂ , il n’y a ni prises, ni saisies…je serai aveugle â€¦ Ă  l’aveugle…le saut dans le vide…la tĂŞte la

J’arrive à Bagnolet, le chauffeur me demande si je veux être déposée plus loin,

« non ça ira…merci.. Â». Je descends…une porte immense ouverte…J’envoie un message Ă  Z. C’est trop tĂ´t, le trajet a durĂ© moins longtemps que

prĂ©vu…je dois revenir plus tard… Je fais le tour du pâtĂ© de maison…J’entraperçois un grand black mince avec une

chemise blanche, un pantalon noir. Est-ce pour moi ? Non, peut-ĂŞtre, je ne sais

pas… Dans le quartier, je dĂ©tonne … je commande un café…J’ai peur… Tellement peur, je ne gère plus mes Ă©motions, je ne peux pas m’asseoir…

Z ne rĂ©pond pas de suite…je panique…j’ai peur…je fixe la vitrine Ă  proximité… les larmes perlent Ă  mes yeux…je n’y arrive pas…je n’arrive plus Ă  respirer…je

suffoque…je ferme les yeux… Je suis folle…m’offrir comme ça Ă  plusieurs hommes…des inconnus…en un lieu inconnu, en banlieue…inconsciente…des faits divers remontent Ă  ma mĂ©moire… je n’avais pas voulu y penser jusqu’à prĂ©sent…je suis terrorisĂ©e…j’étouffe..

Aurai-je dĂ» venir accompagnĂ©e ?…je doute …j’hĂ©site…

Z est là, au fond…il me sourit…je fais un pas …puis deux…Il s’approche de moi…

« Ca va ? Â» « Non, je suis terrifiĂ©e Â»â€¦il me prend dans ses bras…j’ entends sa voix au loin…je suis ailleurs…

On entre dans une pièce lumineuse, des rafraĂ®chissements sont sortis… Il me rassure…me sourit de nouveau…tout va bien se passer…. Je sais que je peux reculer….faire machine arrière…il ne m’en voudra pas… J’entre dans la salle de bain, je me prĂ©pare….je me regarde…je panique… j’agrippe le lavabo….je fais le vide en moi…ils n’imaginent pas ce que cela reprĂ©sente pour moi…Z sans doute…à demi-mot…oublier les cicatrices…faire un acte de folie….rĂ©aliser un fantasme…en toute sĂ©curité…

Je m’asperge le visage d’eau…je sors…Z m’attend avec le bandeau….

« Typiquement fĂ©minin, les hommes en costume, la femme les yeux bandĂ©s Â».

Z me prend par le bras, il me dit qu’ils sont en bas…5 hommes…pour moi….

Ils ont joué le jeu…sans savoir…sans me connaître…sans m’avoir vu….

« Ceux ne sont pas des goujats…certains devront partir vite après . Â»

Je ne peux plus parler…j’entraperçoit un mur de pierre, un Ă©clairage tamisé… Un dernier regard avec Z, il me met le bandeau, je me cramponne Ă  lui…on descend les marches une Ă  une…je sens sous mes pieds un tapis doux…les battements de mon cĹ“ur s’accĂ©lèrent…je suis tĂ©tanisĂ©e de peur…je me sens si vulnĂ©rable avec ce bandeau…j’entends des bruissements…des voix…je ne respire

plus…vont-ils reculer en me voyant ?…Z me prĂ©sente, donne les dernières consignes..On me prend la main, je sens une chemise, puis une autre…ils sont vraiment en

costume…comme je l’ai demandé…un cou…un visage…un torse pas imberbe maispas poilu non plus…une cravate…un bouc…j’essaie de mémoriser les noms…

des mains douces, grandes…des grains de peau diffĂ©rents…des mots doux Ă l’oreille…la tĂŞte me tourne…les sens sont dĂ©cuplĂ©s…trop de stimulations… On m’assoit sur un sofa…les caresses persistent…et ces voix…ces deux voix… Un torse musclĂ© imberbe…on me retire ma nuisette….je ne peux rĂ©pondre…je sens des lèvres sur mon pubis puis une langue qui plonge dans mon intimité… j’arque le bassin…des odeurs mâles autour de moi…des bruissements de vĂŞtements…des mains qui me caressent partout…ces deux voix…cette bouche…les murmures des mots….on m’encourage….je sens qu’on me prĂ©sente un phallus… je le prend en bouche…je ne sais plus oĂą je suis…des halètements…les miens… VoilĂ , le reste nous appartient…à eux…à moi….

Je ne suis pas une libertine…loin de là…je voulais juste réaliser un fantasme…..

Merci Messieurs, S-G- T-C et grand M, vous avez été attentionnés, délicats et

Merci Messieurs, vous avez été extraordinaires, vous m’avez comblée,

émerveillée…réconciliée avec mon corps, et ça…je ne saurai jamais vous en remercier

Merci spĂ©cialement aux 3 sportifs qui ont tenu jusqu’au bout :

M, « maĂ®tre du jeu Â», attentif, alerte, respectueux, tu m’as encouragĂ©, repoussĂ© mes limites et au-delà…des choses que je ne soupçonnais pas…

C, parce que des regards ne s’oublient pas, et parfois il se passe quelque chose… T, pour m’avoir accompagnĂ© sur un bout de chemin, cette discussion douce,

honnête et sincère…

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